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la Pensée Libre - الفكر الحر -

Poutine decide de faire la guerre avec l'occident

21 Avril 2014 , Rédigé par IRIB Publié dans #politique

Poutine decide de faire la guerre avec l'occident

La crise fut un tournant dans les relations internationales.

C'est un fait, survenu peu après les événements inhérents à la crise de l'Ukraine, est effectif, dès maintenant. Ce monde dans lequel nous vivons, aujourd'hui, est tout à fait différent où Viktor Ianoukovytch était Président. Pour prouver cette affirmation, il ne se suffit que de se référer aux titres qui se choisissent, quotidiennement, les agences de presse. Il paraît que le monde est revenu à il y a 30 ans et il est marqué par une nouvelle guerre froide qui a affecté toutes les relations politiques. Ce n'est pas, uniquement, l'Ukraine qui a modifié l'arrangement des forces politiques et militaires sur la scène internationale. Les évènements survenues, durant ces dernières années, des guerres d'Afghanistan et d'Irak jusqu'au mouvement du pain dans le monde arabe et surtout l'occupation de la Libye et les évolutions en Syrie étaient, tous, un prélude à une période d'une nouvelle instabilité, un embryon qui a donné, finalement, naissance à un enfant diabolique dénommé « les conflits géopolitiques de la nouvelle ère ». Aujourd'hui, l'Occident et la Russie se sont dressés, pratiquement, l'un contre l'autre et le volume et la quantité de leurs actes hostiles et de leurs rapports de forces sont telles que cela n'a rien à envier les pires années noires de la guerre froide au 20ème siècle. Les Etats-Unis projettent un coup d'Etat, la Russie incite à la provocation politique et se livre, même, à l'occupation militaire, et une guerre totale est en cours, partout dans cette planète terre, par les deux parties au conflit, pour conquérir ou maintenir l'occupation. Dans le présent texte, nous n'avons pas l'attention de décrypter tous les aspects de ce conflit, et nous nous concentrerons sur un cas particulier, c'est-à-dire la mise en vigueur effective des sanctions d'envergure de l'Occident contre l'Economie et l'industrie énergétique de la Russie. Le fait de sanctionner la Russie signifie-t-il de sanctionner un seul pays ? La réponse est, absolument, négative. L'adoption des sanctions contre la Russie affecte, directement et non pas indirectement, les pays comme la Biélorussie, le Kazakhstan, l'Arménie, le Tadjikistan, et même l'Ukraine, elle-même. En effet, il existe une forte dépendance économique entre les ex-républiques soviétiques et la Russie, surtout, et le projet de l'Union douanière de la Russie dans la région d'Euro-Asie est très sérieux. Donc, sanctionner la Russie, c'est sanctionner, directement, les pays de cette région. Sanctionner la Russie, c'est également, sanctionner, d'une manière indirecte, la Chine et l'Inde, et cela signifie de leur proclamer une guerre économique. Car, ces pays entretiennent des rapports économiques, à une grande échelle, avec la Russie. A cela s'ajoute, le fait que l'adoption des sanctions contre la Russie est, aussi, un acte d'hostilité contre les pays des Bric (A cela s'ajoute, le fait que l'adoption des sanctions contre la Russie est, aussi, un acte d'hostilité contre les pays des Brics ( Le Brésil, la Russie, la Chine et l'Afrique du Sud), ainsi que contre le secteur d'énergie de l'Union européenne, elle-même.

Il fait savoir où s'est située la Russie dans la géographie économique du Monde. La Russie est héritière des infrastructures d'une superpuissance économique absolue au 20ème siècle. Il ne faut pas oublier que ce pays s'est vu offrir en bloc le fondement économique de l'ex-Union soviétique en tant qu'un géant économique. Et il ne fait pas oublier, non plus, que la Russie dispose des plus grandes réserves d'hydrocarbures dans le monde. Donc, sanctionner ce pays est jusqu'à ce stade aussi est, purement, une farce ridicule. La Russie est, d'une part, le partenaire économique et politique de la Chine entant qu'un gérant économique géant et d'autres pays du Bric, pays qui ont connu, ces dernières décennies, une croissance élevée et ont eu un grand impact sur l'économie mondiale. D'autre part, l'économie de la Russie ne s'est pas développée, indépendamment de l'économie de l'Europe et des Etats-Unis, comme c'était le cas de l'Ex-Union soviétique. Les rapports économiques des sociétés européennes avec les sociétés et le gouvernement russe sont tellement élevés et imbriqués que tout coup porté à la Russie serait, en effet, une automutilation pour l'Union européenne. En outre, la Russie possède, également, un partenaire stratégique dans le domaine du gaz : l'Iran et la Russie s'approprient en semble, presque la quasi-totalité des réserves gazières conventionnelles dans le monde. Le monopole de ces deux pays sur le marché du gaz est incassable, du fait surtout de la hausse de la production et des exportations du gaz iranien.

Si nous regardons la partie occidentale, nous constatons que le front occident dispose de bras déséquilibrés, c'est-à-dire les Etats-Unis et l'Union européenne. S'agissant des Etats-Unis, c'est une évidence que ce pays a l'intention de freiner, par n'importe quel moyen, l'influence de la Russie en tant qu'une superpuissance, dans divers points du monde. Mais, l'Union européenne ne se trouve pas dans une telle position, car elle est dépendante de la Russie.

Dans le même temps, le Président américain, Barak Obama a révélé son plan audacieux, étranger et bizarre, d'exporter du gaz schiste vers l'Union européenne, et ce à un moment où le vice-Ministre allemand de l'Economie et de l'Energie a fait part, avec un ton soulageant et doux, au Président de la société russe, Gazprom, de l'augmentation de 20% des importations gazières de son pas, durant l'année dernière, depuis la Russie, tout en louant la Russie, qui assurer 40% d'importations de son pays. De nombreuses et arguments sont disponibles qui indiquent que l'Union européenne n'est de concert avec le projet de Barak Obama.

Abstraction faite des évolutions en Europe, les Etats-Unis cherchent un autre moyen pour endiguer la Russie, ailleurs dans le monde, c'est-à-dire dans la région du Moyen-Orient. Le dévoilement par le Président américain de son projet d'export du gaz schiste vers l'Europe est intervenu au moment de sa visite à Riad, capitale saoudienne, ce qui n'était pas du tout le fruit du hasard. Pour mettre à genou la Russie, le Président américain, Barak Obama semble avoir décidé de suivre le même programme qu'avait suivi, dans les années 80, par son prédécesseur, Ronald Reagan. Mais, ce projet semble, dès le premier regard, stupide, car Reagan avait appliqué à une époque où les Etats-Unis se trouvaient au sommet en tant qu'une puissance économique et ne souffraient pas de 17000 milliards de dollars de dettes. Ces jours-ci, Obama tente de persuader l'Arabie de diminuer le prix du pétrole à un plafond de 80 dollars par baril, en échange des facilités et moyens pour le développement d'extraction et d'exportations du gaz naturel en Arabie Saoudite. Mais, cela aggravera davantage les relations entre l'Arabie et le Qatar, relations déjà tendues en raison de leurs divergences sujet de la guerre en Syrie. L'Emir du Qatar ne peut pas tolérer un autre rival gazier dans la région et l'Arabie aussi n'est pas à même de subir un choc de prix. Le pays se trouve, économiquement, confronté à un déficit et la réduction de 20 pour chaque baril serait, certainement, une catastrophe pour ce pays. La réduction du prix de pétrole souhaitée par les Etats-Unis, affectera, également, l'économie d'autres pays de la région. Si l'Arabie accepte d'appliquer le projet américain pour faire face à la Russie, cela tournerait à une sorte de suicide collectif pour les pays de la région du Moyen-Orient.

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